The Search For D. B. Cooper

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Language: French

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...Une fuite audacieuse en parachute depuis un vol de 727 quelque part entre Reno et... ...L'avion a immédiatement été fouillé... ...On ne sait pas qui il est, d'où il vient, ni où il est allé... ...J'imagine que nous continuerons les recherches jusqu'à ce qu'on le retrouve ou qu'on en sache plus... La Chasse à D. B. Cooper Chapitre 1: Le Détournement Dans l'après-midi du 24 Novembre 1971, un homme d'âge moyen transportant une mallette entra dans l'Aéroport International de Portland et acheta un billet aller simple vers Seattle, Washington. L'homme s'était enregistré sous le nom Dan Cooper et, avec 36 autres passagers et 6 membres d'équipage, il est rapidement monté à bord du vol 305 de Northwest Airlines. Un fois à bord, Cooper s'installa au milieu de la dernière rangée de sièges du côté droit de la cabine. Il commanda un verre et alluma une cigarette, parce que c'était les années 70. Une fois le vol autorisé à décoller, Cooper s'est retourné et remit une enveloppe à l'hôtesse de l'air Florence Schaffner. Dans l'enveloppe se trouvait une note contenant un message manuscrit indiquant qu'il avait une bombe.
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À contrecoeur, Schaffner s'assit à côté de Cooper, et aperçu dans sa mallette ce qui semblait être 8 bâtons de dynamite. Les exigences de Cooper étaients simples. Il voulait 200.000 $ en liquide et quatre parachutes. Il exigea également qu'un camion-citerne réapprovisionne l'avion en carburant après son atterissage à Seattle. S'ils ne se conformaient pas aux demandes, il menaça de « Faire l'affaire ». Une fois l'appareil dans les airs, Schaffner alla informer l'équipage dans le cockpit, pendant qu'une autre hôtesse, Tina Mucklow, resta avec Cooper. Munie d'un téléphone à l'arrière de la cabine, Mucklow pris le rôle d'intermédiaire entre Cooper et l'équipage pour le reste du vol. Pendant les 90 minutes qui suivirent, le vol 305 suivi un circuit d'attente au-dessus de Seattle pendant que les autorités locales et fédérales s'empresserent d'assembler la raçon demandée ainsi que les quatre parachutes. 10.000 billets de 20 $ furent récupérés des coffres d'une banque locale, et les parachutes furent fournis par l'école de parachutisme du coin. À 17h45, plus de deux heures après l'horaire d'arrivée prévu, le vol 305 finit par atterir à Seattle.
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Le soleil s'était couché depuis un certain temps et l'appareil fut dirigé vers une section isolée du tarmac. Une fois l'appareil arrêté, la rançon et les parachutes furent fournis à Mucklow qui amena le tout à bord. En échange, Cooper permit à deux hôtesses et à l'ensemble des passagers de débarquer. La plupart d'entre eux n'avaient même pas réalisé que le vol avait été détourné. Avec la rançon reçue et quatre membres d'équipage encore à bord, Cooper demanda à Mucklow d'informer le capitaine qu'il voulait aller à Mexico. L'avion volerait avec le train d'atterissage baissé, les flaperons à 15 degrés, et en dessous de 3.050 mètres d'altitude. Les lumières en cabine devraient être éteintes, et l'escalier arrière, dont l'ouverture se faisait par le ventre de l'appareil, devrait rester déployé. Deux des demandes de Cooper ne pouvaient pas être satisfaites. D'abord, le plan de vol exigé n'allait pas permettre un vol sans escale jusqu'à Mexico. Cooper proposa alors une escale de ravitaillement à Phoenix, Yuma, ou Sacramento, avant que tous ne tombent d'accord sur Reno, Nevada. En second lieu, il n'était pas possible de décoller avec l'escalier ventral ouvert.
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Cooper accepta de fermer les escaliers à condition que Mucklow reste avec lui pour lui montrer comment le rouvrir une fois l'appareil dans les airs. Après presque deux heures au sol suite à des complications de ravitaillement en carburant, le vol 305 repris les airs à 19h36. Moins de cinq minutes après le décollage, Cooper ordonna à Mucklow d'aller dans le cockpit, et de ne pas revenir le déranger sous aucun prétexte. Elle vit Cooper pour la dernière fois au milieu de l'allée, comme s'il se préparait à sauter. Mucklow rejoignit le reste de l'équipe, verrouilla la porte du cockpit, et environ trois heures plus tard, le vol 305 atterit sans difficulté à Reno. Une fois l'appareil stoppé, l'équipe se dirigea avec précaution vers l'arrière de la cabine, mais il n'y eut nul signe ni de Cooper ni de la bombe. L'escalier arrière avait été ouvert durant le vol et fut légèrement endommagé à l'atterissage. Il ne semblait donc y avoir qu'une seule explication à l'absence de Cooper. À un certain moment du vol, entre Seattle et Reno, Cooper avait enfilé un parachute, descendu les escaliers, et sauté dans l'obscurité nocturne.
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Chapitre 2: La Chasse à L'homme Dès qu'il fut confirmé que Cooper n'était plus à bord, des dizaines d'agents du FBI investirent l'appareil pour ne trouver qu'une quantité décevante de pièces à conviction. Une cravate à épingle noire... Huit mégots de cigarette... Et deux des quatre parachutres, voilà tout ce que Cooper avait laissé derrière lui. Il semblait clair qu'il avait emporté le butin et la malette avec lui. Durant les interrogatoires menés la nuit même de l'incident, l'équipage et les passagers décrivirent Cooper comme un homme blanc aux yeux marrons et aux cheveux noirs. Il semblait être quarantenaire, et portait un imper sombre, un costume, une chemise blanche, une cravate noire et des chaussures sombres. Peu après l'embarquement, il avait aussi enfilé une paire de lunettes de soleil. Sur la base de cette description, le FBI produisit plusieurs portraits-robots. Toutefois, avant de pouvoir lancer les recherches, le FBI dut déterminer quand Cooper avait abandonné l'appareil. Plus facile à dire qu'à faire. Aucun des quatre membres d'équipage n'avait vu Cooper sauter de l'avion,
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ni les pilotes de deux avions de chasse escortant le vol entre Seattle et Reno. Rien de très surprenant étant donné qu'il faisait nuit noire. Cependant, l'équipage fit part de quelque chose d'étrange. Leur dernier échange avec Cooper eut lieu vers 20h05, quand ils appelèrent Cooper sur le téléphone intercom pour lui proposer une assistance, ce qu'il refusa. Dans les 10 minutes qui suivirent, l'équipage ressenti quelque chose décrit comme une oscillation ou une vibration de l'appareil. Ils suspectèrent que celle-ci était due au saut dans le vide de Cooper, et une reconstitution de l'incident corrobora cette conclusion. Bien, voilà qui répondit à la question ''quand'', mais quid de la question ''où'' ? Si Cooper fut très clair sur la configuration et la destination du vol, il n'exigea jamais de trajet particulier. D'ailleurs, Cooper devint si impatient lors du ravitaillement à Seattle qu'il rejeta la demande du capitaine d'enregistrer un plan de vol, et lui ordonna simplement de ''redémarrer le spectacle''. Le capitain choisit de suivre la voie aérienne Victor 23, sans aucune demande de Cooper en ce sens.
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En s'appuyant sur le tracé de Victor 23, les autorités estimèrent que la position la plus probable de l'appareil à l'horaire approximatif du saut se trouvait à environ 40 kilomètres au nord de Portland. Et ainsi, dès l'aube, le FBI lança une opération de recherche massive mobilisant hélicoptères, avions, et troupes au sol. Mais le problème était le suivant : même en déterminant avec exactitude l'endroit du saut, celui de son atterissage (zone de chute) allait être très difficile à délimiter précisément. La zone de recherche, aux frontières floues, couvrait des acres de régions montagneuses et de denses forêts. Il s'agissait véritablement de trouver une épingle dans une botte de foin. En plus du terrain difficile, les recherches furent davantages compliquées par les baisses températures et une météo peu clémentes durant les jours qui suivirent. Malgré tous leurs efforts, les autorités ne purant jamais retrouver la trace de Cooper ni d'aucun des objets qu'il avait pris avec lui. Chapitre 3: Suivez L'argent En l'absence de progrès notable, le FBI décida, début décembre, de se concentrer sur la rançon de 200.000 $.
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L'argent avait été récupéré à la Seattle First National Bank, qui avait une réserve rançon de 250.000 $ prévue pour un tel scénario. En conséquence, les numéros de série des 10.000 billets de 20 $ donnés à Cooper avait été enregistrés à l'avance. La liste complète des numéros fut rapidement rendue disponible aux institutions financières, administrations gouvernementales, ainsi qu'au grand public. L'idée était de faire en sorte qu'il soit quasi-impossible pour Cooper de dépenser son argent. Northwest Airlines et différents journaux décidèrent même de promettre une récompense à quiconque trouverait un billet avec un numéro de série correspondant. En dépit de tous ces efforts, personne ne s'en manifesta. Tout du moins, pas avant une décennie. Au début de 1980, un jeune homme du nom de Brian Ingram construisait un petit feu de camp sur une plage dans le sud du Washington. Alors qu'il creusait dans le sable, Ingram découvrit trois paquets d'argent liquide d'une valeur de 5.880 $. Se rappelant de la célèbre affaire du détournement d'avion, les parents de Ingram amenèrent les billets, très endommagés, au FBI. Ils furent très vite inspectés, et effectivement,
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leurs numéros de série correspondaient à ceux de la rançon. Néanmoins, une fois l'excitation de cette nouvelle découverte retombée, l'argent souleva davantage de questions qu'il n'apporta de réponses. La principale étant ''comment'' ? Comment l'argent s'était-il retrouvé si loin de la zone de chute ? En regardant cette carte, on pourrait être tenté d'imaginer que Cooper avait simplement laissé tomber une partie du butin, lequel était tombé dans la rivière Lewis. Les billets avaient ensuite été emportés par le courant du fleuve Columbia avant de s'échouer à Tina Bar, le nom de la plage. Tina Mucklow. Tina Bar. Coincidence ?? Ben oui. Coincidence. Bref, le problème avec cette idée est que le fleuve Columbia s'écoule dans la direction opposée. Ce qui en amena certains, notamment au FBI, à redéfinir la zone de chute. Par exemple, si la zone de chute était plus au sud-est, près d'une rivière appelée Washougal, il serait alors envisageable - bien qu'improbable - que l'argent ait été porté jusqu'à Tina Bar. Les billets auraient aussi pu simplement atterir directement sur la plage
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si le trajet de vol avait été un peu plus à l'ouest. Mais même dans de tels cas, il reste difficile d'expliquer comment trois paquets séparés, potentiellement en chute libre et/ou portés par les courants, finirent tous leur route au même endroit de la même plage. Pour compliquer encore plus les choses, des sédiments du lit de la rivière furent excavés et déposés sur la plage lors d'une opération de dragage en 1974. Et, selon une analyse des sols, l'argent fut retrouvé au-dessus de cette couche de sédiments. Cela voudrait dire que l'argent s'était retrouvé à Tina Bar après 1974. Mais un réexamen de cette analyse montra que la couche supposée de sédiment excavé aurait tout aussi bien pu être une couche d'argile naturelle. Qui plus est, il est clair que les sédiments furent déposés non pas là où eu lieu la découverte, mais bien plusieurs dizaines de mètres à côté. Plus encore, quand Ingram découvrit les billets, les élastiques qui les maintenaient ensembles étaient encore intacts. C'est important, car des expériences menées en 2009 ont montré que ce type d'élastiques ne pouvait pas résister à une exposition
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à l'air libre ou à l'eau pendant plus d'un an. Donc, à moins que qu'ils aient été protégés des éléments, les billets ont dû être enterrés à Tina Bar moins d'un an après le détournement de l'avion. L'explication la plus probable, en conséquence, est que Cooper ou quelqu'un d'autre enterra délibérément l'argent. Cooper avait-il survécu et enterré l'argent lui-même ? Ou bien était-ce quelqu'un d'autre ayant choisi d'enterrer les billets après être tombé sur son cadavre ? Si une explication existe qui ne requiert pas d'intervention humaine, elle échappe encore aux enquêteurs, des décennies plus tard. En résumé, il s'agit d'un mystère dans le mystère. Suite à la découverte d'Ingram en 1980, Tina Bar et ses alentours ont fait l'objets de nombreuses opérations de fouille. Mais à l'heure actuelle, aucun signe de Cooper ni du reste de l'argent n'a été mis au jour. Chapitre 4: Un Acte de Foi Dès le début de l'enquête, beaucoup supposèrent que Cooper n'avait pas survécu à son saut dans le vide. Évidemment, cela ne fournirait pas une conclusion excitante à cette histoire,
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mais c'est bien la nature des histoires : elles sont souvent bien plus excitantes que la réalité. Bien qu'il n'existe aucun élément de preuve contre ou en faveur de la survie de Cooper, supposer qu'il soit mort au terme de sa chute n'est pas insensé. Quand Cooper sauta dans le vide de la nuit, le vol 305 traversait un orage pluvieux glaciale, à une vitesse d'environ 170 noeuds, 3.000 mètres au-dessus du Washington. Le vent était si violent qu'une affichette fut arrachée de l'escalier arrière, qui fut retrouvée plus tard, en 1978, presque exactement en-dessous du trajet de vol estimé. Et c'est peu dire que Cooper n'était pas correctement habillé pour l'occasion. Par ailleurs, le sol au-dessous de lui était caché par plusieurs couches de nuages, ce qui signifie probablement que Cooper sauta sans connaitre sa position exacte. Même s'il pouvait voir le sol et avait une zone de chute précise en tête, le parachute qu'il avait demandé n'était pas pilotable. Cela signifie qu'il n'aurait pas pu contrôler sa descente vers un point d'atterrissage défini. Ceci empêchant notemment toute coordination avec un complice au sol.
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Bien que Cooper ait semblé avoir une certaine connaissance des parachutes, son niveau de compétence réel en la matière est sujet à débat. Il est largement accepté que Cooper ait exigé deux paires de parachutes, deux principaux et deux secours, pour faire croire aux autorités qu'il allait sauter avec un otage. Ainsi, le FBI envisagea, mais ne passa pas le pas, de saboter les parachutes - ils ne voulaient pas risquer la vie d'un innocent. Mais dans leur précipition pour les obtenir, ils fournirent sans faire exprès un parachute de secours factice prévu pour des exercices à Cooper. Cette erreur semble être passé inaperçue aux yeux de Cooper, car ce factice était l'un des deux parachutes manquant de l'avion. De plus, pour son parachute principale, Cooper fit le choix du parachute le plus ancien, et de moins bonne qualité. Ainsi, dans les deux cas, il semblerait que Cooper a fait le pire choix possible. Mais ces informations peuvent être interprétées différemment. Ainsi, il est possible que Cooper ait utilisé le factice, non comme parachute de secours, mais comme sacoche pour le sac contenant l'argent.
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C'est d'ailleurs exactement ce qu'il avait essayé de faire avec l'autre parachute de secours. Il essaya d'abord de placer l'argent dans la canopée, avant de retirer plusieurs lignes de suspensions pour les entourer autour du sac. Peut-être utilisa-t-il le parachute factice aux mêmes fins ? Quant à la décision d'utiliser le parachute le plus ancien, ce n'est pas nécessairement signe d'inexpérience. Ce pourrait même être l'inverse, parce que le parachute qu'il a laissé était un parachute civil de luxe tandis que ce qu'il a utilisé était un parachute militaire. L'on pourrait défendre l'argument selon lequel Cooper aurait été, par exemple, dans les parachutistes et aurait donc choisi l'équipement militaire plus ancien car c'était celui qu'il connaissait le mieux. Et il y a au moins une bonne raison de penser que Cooper était passé par l'armée. Pendant que le vol était en trajectoire d'attente près de Seattle, Cooper avait mentionné que la base de l'armée de l'air de McChord était à seulement 20 minutes de l'aéroport de Seattle-Tacoma. À l'époque, cette remarque fut correcte, ce qui peut faire allusion à un passé militaire. Outre le volet militaire, Cooper aurait même pu être lié à la CIA.
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Voyez, le modèle d'appareil que Cooper choisit d'appréhender, le Boeing 727, était aussi utilisé par la CIA pour parachuter des agents et des ressources en cachette durant la guerre du Viet-Nâm. Le Boeing 727 avait un avantage unique pour ce genre de mission : son escalier arrière ventral. On peut donc supposer que Cooper fit le choix d'un Boeing 727 précisément parce qu'il permettait un échappatoire relativement sécurisé. Mais qu'il l'ait appris à la CIA ou d'une autre manière reste sujet à débat. En revanche, le fait que Cooper ait choisi de détourner un vol opéré par Northwest Airlines était apparemment dû au hasard. Quand l'hôtesse Mucklow interrogea Cooper quant à son motif, il répondit : « Je n'ai aucune rancune contre votre compagnie en particulier, mais une rancune pourtant » . Il clarifia ensuite que le vol 305 s'était simplement trouvé, pour lui, au bon endroit au bon moment. Cela étant dit, il est évident que Cooper s'était préparé. Il semblait être connaisseur de l'aviation et de l'appareil. Il semblait aussi connaitre la géographie locale. Il ne s'est pas fait remarquer pour éviter toute panique.
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Il a couvert ses yeux avec des lunettes pour mieux protéger son identité. Il n'a laissé que très peu d'indices derrière lui. Et il avait exigé quatre parachutes pour forcer les autorités à envisager une prise d'otage. Il eut même la présence d'esprit de récupérer la note manuscrite qu'il avait donnée à Florence Schaffner. À part du nom qu'il avait écrit sur son billet d'avion, il n'existe une aucune trace de l'écriture de Cooper. Mais malgré toute sa préparation, il semble que Cooper n'ait pas suffisamment anticipé sa stratégie de fuite. Il n'exigea pas de trajet de vol spécifique, il fut obligé d'effectuer un changement de destination à la dernière minute, entre Mexico et Reno. Il aurait pu exiger un meilleur équipement pour son saut, comme des bottes, un casque, ou une combinaison. Il aurait même pu demander une rançon en plus grandes coupures de liquide pour avoir ainsi un fardeau moins lourd et moins encombrant à emporter. Supposant qu'il ait survécu à sa chute et soit atteri sans complications, il aurait ensuite eu à randonner à travers une dense forêt partiellement enneigée avec de simples mocassins et un imper, à la fin du mois de novembre. J'ai comme l'impression que l'évasion de Cooper était davantage un acte de foi
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qu'un saut dans le vide maitrisé. Pour autant, les autorités n'ont jamais reçu d'alerte disparition pour une personne correspondant à la description de Cooper après l'incident. Cela pourrait suggérer qu'il a bel et bien survécu et est revenu rapidement et discrètement à sa vie normale. De plus, d'autres pirates des airs ont tenté des détournements du même ordre, et beaucoup d'entre eux survécurent, bien qu'ils furent rapidement interpellés. Enfin, l'explication la plus simple concernant l'arrivée de trois paquets d'argent à Tina Bar est une action humaine délibérée. Au bout du compte, presque tout ceci ne s'appuie que sur de la spéculation. Sans élément de preuve tangible de la mort de Cooper, la porte reste ouverte à une proposition bien plus excitante : celle de sa survie. Chapitre 5: Les Suspects Quand la presse eu vent de l'affaire, le FBI avait déjà commencé à interroger quelques suspects potentiels. Parmi eux, un certain D.B. Cooper, un résident de Portland. Ce Cooper fut vite blanchi de tout soupçon, mais un quiproquo de la presse
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intervertit le nom de Dan Cooper avec celui de D.B. Cooper, et le reste appartient à l'Histoire. Si Dan Cooper est probablement un pseudonyme, il existe une série de bande-dessinée du même nom. La BD, écrite en français, raconte les aventures d'un pilote canadien du nom de Dan Cooper. Bien que la BD ne fût pas traduite en anglais, ni vendue aux Etats-Unis avant 1971, elle était disponible au Canada, où vivent de nombreux francophones. Dans la mesure où les accents américain et canadien peuvent être difficiles à discerner, il est possible que Cooper, dont l'équipage n'a pas pu détecter le moindre accent, était un Canadien bilingue. Cela pourrait être corroboré par une phrase que Cooper aurait peut-être dite. Vous voyez, quand le capitaine relaya les revendications de Cooper au contrôleur de trafic aérien, il utilisa le terme ''devise liquide américaine''. Il semble étrange qu'un citoyen américain précise ''devise américaine'', ce qui peut laisser à penser que Cooper n'était pas Américain. Mais le problème, c'est que nous ne savons pas s'il s'agit d'une citation directe de Cooper ou une paraphrase du capitaine.
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Ainsi, les notes prises par l'équipage durant le détournement contiennent simplement l'expression ''devises en liquide''. Les témoignages de l'équipage après l'incident contiennent des éléments tels ''200.000 $ en liquide'' et ''monnaie américaine échangeable''... Cooper était donc peut-être Canadien, et son nom possiblement tiré des BD Dan Cooper, mais il aurait tout aussi bien pu être Américain et avoir choisi son pseudo ailleurs. Près d'un demi-siècle s'est écoulé depuis l'incident, et des milliers de suspects ont été interrogés pendant ce temps. Il est évidemment impossible de tous les présenter ici, mais regardons de plus près quelques personnes qui, à un moment ou à un autre, ont été suspectées d'être D.B. Cooper. Robert Rackstraw fut suspecté en 1978 et, en surface, il semble être un bon candidat. Il était un pilote militaire décoré du corps parachutiste. Il avait de l'expérience avec les matériaux explosifs. Il avait un long casier judiciaire. Il avait un oncle du nom de John Cooper, qui était un passionné de saut en parachute.
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Il fut renvoyé de l'armée quelques mois seulement avant l'incident, ce qui pourrait constituer un mobile. Après tout, Cooper avait mentionné avoir une rancoeur. Devant les caméras et les détectives privés, Rackstraw n'a jamais confirmé ni vraiment réfuté être D.B. Cooper. Il répondit des phrases du style ''J'aurais pu'' ou ''À votre place, je me suspecterai''. Toutefois, Rackstraw avait les yeux clairs, ce qui n'était pas le cas de Cooper. Plus important encore, Rackstraw n'avait que 28 ans au moment de l'incident. C'est largement en dessous de la fourchette d'âge décrite par l'équipage et les passagers, la plupart d'entre eux estimant l'âge de Cooper vers une quarantaine d'années. Kenneth Christiansen fut suspecté en 2003 quand son frère remarqua des similitudes entre lui et Cooper. Christiansen avait été dans les parachutistes pendant la Seconde Guerre mondiale, et depuis 1953 il travaillait pour Northwest Airlines en tant que mécanicien et agent de bord. Il avait 45 ans au moment de l'incident. Il était gaucher, ce qui est peut-être le cas de Cooper.
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Par exemple, Cooper avait utilisé sa main gauche pour manipuler sa mallette et la cravate qu'il avait laissée à bord arborait une épingle attachée par la gauche. Peu avant sa mort en 1994, Christiansen aurait dit à son frère : ''Il y a quelque chose que tu devrais savoir, mais je ne peux pas te le dire.'' Après son décès, sa famille découvrit plus de 200.000 $ dans ses comptes bancaires. Pour couronner le tout, Florence Schaffner affirma que les photos de Christiansen ressemblaient fortement à Cooper. Mais d'un autre côté, Christiansen ne correspondait pas à la description morphologique de Cooper. Il était plus petit et plus maigre. Bien que Schaffner ait remarqué une forte ressemblance, elle nota aussi que Cooper avait plus de cheveux, ce qui est confirmé par les portraits-robots. Et les sommes d'argent n'avait rien de suspect dans la mesure où il l'avait gagné en vendant des terrains. Richard McCoy fut suspecté en 1972 après son détournement d'un Boeing 727 et son échappée par l'escalier arrière, tout comme D.B. Cooper. Du fait des grandes ressemblances entre les deux incidents,
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certains ont fait l'hypothèse qu'ils avaient été commis par une seule et même personne. McCoy avait utilisé un faux nom. Il menaça l'équipage avec une fausse grenade. Il fit part de ses exigences par des notes manuscrites. McCoy, comme Cooper, prononça la phrase ''pas de blagues'' devant l'équipage. McCoy exigea 500.000 $ en liquide et quatre parachutes. Et McCoy sauta de l'arrière de l'avion après avoir dépassé sa ville natale dans l'Utah. Mis à part le mode opératoire quasi-identique, McCoy avait servi dans l'armée au Viet-Nâm comme expert en démolition et pilote d'hélicoptère. McCoy survécu à sa chute et parvint à échapper aux autorités pendant deux jours, avant d'être interpellé et condamné à 45 ans de prison. Jusqu'à sa mort en 1974, McCoy refusa de confirmer ou de réfuter être D.B. Cooper. D'un autre côté, McCoy était avide de saut en parachute et s'était préparé pour le détournement avec une combinaison et un casque. Il donna des instructions très claires concernant le trajet de vol. En plus de la grenade factice, McCoy utilisa un pistolet déchargé pour menacer l'équipage.
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Il ne récupéra pas l'une des notes manuscrites qu'il avait données à une hôtesse. Il n'avait que 29 ans au moment de l'incident. Et les trois hôtesses de l'air étaient certaines que McCoy n'était pas Cooper. Bien que les parallèles soient évidents entre les deux incidents, McCoy était peut-être simplement un imitateur qui avait entendu parler de D.B. Cooper dans la presse. Duane Weber fut suspecté en 1995 quand, sur son lit de mort, il aurait dit à sa femme : ''Je dois te dire un secret. Je suis Dan Cooper.'' Suite à cette confession, la veuve de Weber se souvint de nombreux détails intéressants. Elle affirma avoir retrouvé un sac de banque ressemblant à celui utilisé durant l'incident. Elle dit que Weber avait eu une blessure au genou après avoir sauté d'un avion. Weber aurait supposément eu des cauchemars dans lesquels il laissait des empruntes digitales sur l'escalier arrière. Et un an avant la découverte de l'argent à Tina Bar, Weber s'était apparemment rendu au même endroit. De plus, Weber fut un vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Il avait un long casier judiciaire. Il correspondait à la morphologie de Cooper. Et il avait 47 ans en 1971.
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Tout cela étant dit, les empruntes de Weber ne correspondaient à aucune des empruntes retrouvés dans l'appareil du vol 305. Même si, bien entendue, il est impossible de savoir si la moindre de ces empruntes appartient à Cooper. De plus, l'ADN de Weber ne correspondait pas à celui retrouvé sur l'épingle de cravate. Mais là aussi, impossible de savoir si l'ADN sur l'épingle appartenait à Cooper ou à quelqu'un d'autre. Le plus frustrant là-dedans est que le FBI avait, à un moment donné, une excellent source d'ADN. Si vous vous souvenez, huit mégots de cigarette furent récoltés dans l'appareil et il est probable qu'ils étaient bourrés d'ADN appartenant à Cooper. Malheureusement, ces pièces à convictions furent perdues et n'ont jamais été retrouvées. William Smith fut suspecté en 2018. Smith était dans la marine pendant la Seconde Guerre mondiale, et avait de l'expérience dans le parachutisme. Il avait 43 ans au moment de l'incident. Il avait des yeux marrons et sombres. Il correspondait à la morphologie de Cooper. Il ressemblait, dans une certaine mesure, aux portaits-robots, notamment celui, spéculatif, d'un D.B. Cooper plus âgé.
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Un étudiant du nom de Ira Daniel Cooper, tué durant la guerre, avait étudié dans le même lycée que Smith. Smith avait travaillé en tant que chef de triage pour une compagnie ferroviaire pendant la majeure partie de sa vie avant que l'entreprise entre en liquidation en 1970. Smith perdit sa retraite, ce qui aurait pu constituer un motif. On peut par exemple imaginer un ressentiment à l'égard des compagnies aériennes du fait de leur rôle dans le déclin du transport ferroviaire. On peut également imager que Smith ait fait usage de sa connaissance des réseaux ferrés pour grimper à bord d'un train et fuir la zone de chute sans être détecté. En revanche, Smith avait vécu toute sa vie dans le nord-est des États-Unis. Dans la mesure où l'incident eu lieu de l'autre côté du pays, et apparaissait commis par quelqu'un qui semblait familier de la géographie locale, Smith ne constitue pas le candidat idéal. Toutefois, le métier de Smith, chef de triage, n'est pas anodin dans cette affaire. Voyez, la cravate laissée dans l'appareil par Cooper a récemment été examiné par un microscope électronique ce qui permis de découvrir plusieurs particules métalliques. Certaines particules, comme du titane pur, était assez rares en 1971.
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Cela pourrait suggérer que Cooper travaillait à proximité d'un usine chimique ou métallurgique, ou encore dans une cour de triage ferroviaire. À défaut de mieux, j'espère que cette liste non-exhaustive de suspects montre à quel point il est difficile d'arriver à des conclusions quand si peu d'éléments sont à disposition. Ces cinq individus ne se ressemblent à rien, mais chacun pourrait bien être D.B. Cooper. Cooper était-il vraiment quarantenaire, ou semblait-il plus âgé qu'il ne l'était vraiment ? A-t-il vraiment été dans l'armée ? Lequel de ces portraits ressemble le plus à Cooper ? En 2016, le FBI dût accepter sa défaite, et ferma officiellement l'enquête. À moins que quelqu'un tombe sur les reste de Cooper ou retrouve la trace du reste de l'argent, il y a bien peu d'espoir que l'affaire soit résolue. Cooper a-t-il survécu ? Je n'en ai pas la moindre idée. Mais tant que cette possibilité ne peut pas être écartée, la légende de D.B. Cooper devra sans doute persister.

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