Солярис. Серия 1 (фантастика, реж. Андрей Тарковский, 1972 г.)

Солярис. Серия 1 (фантастика, реж. Андрей Тарковский, 1972 г.)

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Les Studios MOSFILM de Moscou Nathalia BONDARTCHOUK Donatas BANIONIS Iouri IARVETT Vladislav DVORJETSKI Nikolaï GRIGNKO Anatoli SOLONITSYNE Dans le film SOLARIS D'après le roman de science-fiction de Stanislav Lem Scénario - F.HORENSTEIN et A.TARKOVSKI Réalisation Andréï TARKOVSKI Directeur de la photographie Vadim IOUSSOV Décors Mikhaïl ROMADINE Musique d'Edouard ARTIEMIEV Ingénieur du son - Sémion LITVINOV SOLARIS PREMIERE PARTIE Kris, tu viens? Tu tombes à pic! Tous les matins il fait son tour, pas moins d'une heure. Je lui ai interdit de revenir avant. Il a eu un travail impossible, il y passait ses nuits...
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Cette sacrée solaristique! Comme un expert comptable qui planche sur son bilan de fin d'année. On t'attendais dès hier, nous. Il a tenté de s'éclipser quand il m'a aperçu. Bonjour. Bonjour, toi. J'ai peut-être tort de venir vous déranger aujourd'hui? Comme nous avons tous vieilli! Je m'en rends seulement compte. Qu'as-tu à t'excuser? Tout va dépendre des nouvelles qu'il nous expédiera de la station. Ce que nous recevons de l'équipage est totalement incompréhensible. Si Kris constate qu'il est devenu impossible de poursuivre le travail, la station pourrait bien être retirée de l'orbite de Solaris. Je le conçois. Tu as promis de lui parler. J'apporte la cassette. Oui, bien sûr. Ça ne te ferait rien si le petit restait ici quelques jours? J'ai beaucoup à faire, il n'y a personne avec qui le laisser. Mais, oui. Anna s'en occupera. Maintenant qu'elle sera plus libre. Quand part-il? Demain matin il sera déjà loin.
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Comme c'est bien ici! Cette maison est la copie exacte de celle de mon défunt grand-père. Comme j'avais beaucoup d'affection pour lui, nous avons voulu la même. Je n'aime guère les innovations. Bon, je vous quitte. J'ai encore un tas de choses à faire. Comment, tu ne restes pas? Je ne sais plus combien de fois j'ai déjà vu ce film... 21 jours après la mise sur orbite de l'expédition, le radiobiologiste Vichniakov et le physicien Fechner ont fait une première sortie de reconnaissance au-dessus de l'Océan de Solaris. Ne les voyant pas rentrer, nous avons donné l'alerte. Mais les recherches ont vite dû être interrompues à cause du brouillard. Tous les engins de sauvetage ont regagné la station, à l'exception de l'hélico que pilotait Burton. Il est rentré très tard, après que la nuit se fût faite. Sous le coup d'une commotion nerveuse se traduisant par une vive agitation. Pour un astronaute qui volait depuis 11 ans la chose avait de quoi surprendre. Burton n'a pas été long à retrouver la norme, mais n'a plus quitté la station
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et on l'a vu éviter d'approcher les regards par où paraissait l'Océan. Encore en clinique, il a annoncé qu'il avait une communication à faire, de la plus haute importance, et selon lui décisive pour l'avenir des études solaristiques. Mais qu'il nous dise ça lui-même. Je crois que c'est le moment de passer la parole à Burton. Quand je me suis retrouvé à 300 m je n'ai pas pu maintenir mon altitude. L'appareil entrait dans une zone de turbulence. Toute mon attention allant aux commandes, pendant quelques secondes je fus sans surveiller les approches. Et je me suis retrouvé dans la purée. Etait-ce un brouillard ordinaire? Ce n'était pas un brouillard ordinaire, une espèce d'émulsion gluante qui s'est immédiatement plaquée aux vitres. Et du fait de sa résistance, j'ai commencé à perdre de l'altitude. Plus de soleil mais un halo rougeâtre permettait d'en deviner l'emplacement. Après une demi-heure de vol à l'estime j'ai débouché sur un espace découvert. Une circonférence de quelques centaines de mètres.
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Et là, j'ai tout de suite noté du changement en bas, sur l'Océan. Les vagues avaient disparu, la surface était presque translucide. Une sorte de limon jaune paraissait au-dessous. Aux endroits où il remontait, ça luisait comme du verre. Puis je l'ai vu bouillonner, écumer et durcir assez vite. Ça faisait penser à du caramel. Le limon finit par constituer des amas qui formèrent peu à peu des figures diverses. A ce moment l'hélico fut chassé vers le mur de brouillard et je dus bagarrer pour m'opposer à la dérive. Quand j'ai regardé de nouveau en bas, il y avait comme une espèce de jardin. Un jardin? Je demande toute votre attention. Oui. Avec des arbres, des haies, des acacias, des allées. Tout ça paraissait fait de cette matière. Mais ces arbres, cette végétation, portaient-ils des feuilles? Ces buissons, ces acacias? Non. J'ai pensé à des moulages de plâtre grandeur nature.
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Ensuite tout ça s'est mis à se fendre, à partir en morceaux, la vase jaune s'écoulait des fissures, le bouillonnement s'est intensifié, la surface s'est couverte d'écume. Mais vous en jugerez par vous-même. Tout ce que j'ai vu devrait avoir été filmé par la caméra. Dans ce cas, je propose de nous arrêter là et de voir tout ça de nos propres yeux. Passez-nous voir votre film. Ça devient intéressant. C'est tout? - Comment, c'est tout? - Oui, tout le film. Mais nous n'avons rien vu... Des nuages, rien de plus. Pourquoi vous n'avez filmé que les nuages? Je suppose que c'est le brouillard dont je vous parle. Je suis le premier surpris. Ce pourrait être un effet de l'action sur la conscience de Burton des biocourants de l'Océan de Solaris. Nous savons à présent qu'il s'agit d'un cerveau géant, d'une substance paraissant capable de penser. L'hypothèse n'a pas été confirmée. Vous n'étiez pas souffrant ce jour-là?
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La séquence qui suit est assez incohérente. Tenez, à partir de là. J'ai aperçu un objet qui flottait. J'ai d'abord cru que c'était la combinaison de Fechner. De plus, par sa forme il ressemblait à un homme. J'ai viré de bord pour la garder dans mon champ de vision. Et là, l'objet s'est à demi soulevé, comme s'il flottait sur le liquide, immergé jusqu'au ventre. C'était un être humain, il n'avait pas la combinaison et il avançait... - Un être humain? - Oui, un être humain. Et vous avez pu distinguer son visage? Oui. Un homme comment? Qui était-ce? C'était un enfant. Vous le connaissiez? Je ne l'ai jamais vu. Je me suis rapproché au maximum, et là j'ai senti que quelque chose n'allait pas. C'est-à-dire? Il m'a fallu un certain temps pour comprendre. Un enfant, mais très grand, énorme...
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Au moins quatre mètres. Des yeux bleus, des cheveux noirs. Dites, vous avez un malaise peut-être? Nous allons remettre la séance à plus tard. Non. Je poursuis. L'enfant était complètement nu, comme un nouveau-né. Et tout mouillé, ou plutôt suintant. Toute sa peau luisait. Je le voyais danser à la surface, à la manière d'un bouchon, et avancer quand même, comme s'il avait un but. Le spectacle m'a écoeuré. Permettez, je passe la suite. Il n'en reste plus beaucoup. Ce que rapporte Burton semblerait être le produit d'un syndrome hallucinatoire dû à certaines composantes de l'atmosphère de la planète. Symptômes patents d'obscurcissement de la conscience consécutifs à une vive irritation de la zone associative de la substance corticale. Rien du matériel filmé ne semblerait corroborer vraiment ses déclarations. Ou presque rien. Il est grand, ce "presque"? Je n'ai pas encore fini.
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Le docteur Messenger déclare ne pas partager du tout cette opinion. Selon lui, ce que rapporte Burton a toutes les chances de correspondre à un phénomène réellement observé. Et doit en conséquence être analysé avec toute la rigueur nécessaire. C'est tout. Oui, j'affirme que je l'ai vu comme je vous vois. En effet, et je le répète: nous sommes vraisemblablement au seuil d'une formidable découverte, et je ne voudrais pas que la discussion soit influencée par le fait qu'elle concerne un phénomène observé par un pilote et non par un chercheur. Des chercheurs, j'en sais certains qui auraient motif à l'envier, et pour sa présence d'esprit, et pour son talent d'observateur. J'ajouterais qu'à la lumière des dernières révélations, nous n'avons plus le droit, en termes d'éthique, d'arrêter nos recherches. Je comprends la position du docteur Messenger, mais retournons-nous un instant sur le chemin parcouru. A l'évidence, la solaristique piétine au point même d'où elle est partie.
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Les travaux de ces dernières années n'ont rien apporté de nouveau. Notre savoir actuel sur Solaris a l'allure d'un fourre-tout de faits disparates qu'il nous est impossible d'intégrer dans une conception cohérente. Nous sommes dans une situation identique. La solaristique bat de l'aile. Attention, il s'agit de choses allant bien au-delà de notre science. Il s'agit en réalité des limites de la connaissance humaine. Si nous nous mettons à lui fixer des limites arbitraires, c'en est fini du postulat de la pensée au potentiel infini, nous freinons la marche en avant et par là-même, contribuons au recul. Je répète encore une fois la question. Qu'on m'explique ce que ça signifie, "presque rien ne vient corroborer mes observations"? Puisque ce que je vous dis je l'ai vu de mes propres yeux. Cela signifie qu'il reste possible qu'un phénomène réel eût été à l'origine de vos hallucinations. Chez nous, quand le vent souffle, une broussaille agitée
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peut aisément être prise pour un être vivant. Alors, quand il s'agit d'une planète inexplorée... Je ne vois là rien d'offensant pour votre amour-propre de professionnel. Et l'avis personnel du docteur Messenger aura-t-il des conséquences? Mais pratiquement aucune. Notre conclusion: il est grand temps d'abandonner ces recherches. Dans ce cas, je tiens à déclarer ceci: ce n'est pas moi que le Staff offense, c'est tout l'esprit de l'expédition... C'est pourquoi j'estime de mon devoir de déclarer... Ça a continué dans ce goût-là. A présent, on considère de bon ton de se tenir les côtes dès qu'il est question du rapport Burton. Merci, Burton. Nous qui nous connaissons depuis longtemps, j'ignorais tout de vous. Vous étiez très beau gars. Pas possible? Vous êtes gentille. Excuse-moi. Eh bien, Kris? Tes impressions? J'aurais voulu parler à ton fils sans témoins. Ça m'ennuierait de passer à tes yeux pour un crétin, une fois de plus. Je vous attends près de la balançoire.
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Un peu toqué, ton copain... Ne dis pas ça. Il se sent assez mal à l'aise comme cela. Il croit qu'il nous gêne, le jour où nous nous disons adieu. S'il a insisté pour venir quand même, la question doit être d'importance. Certes, j'avoue que je m'eusse passé de visiteurs aujourd'hui. Nous avons si rarement l'occasion de nous parler. Heureux de te l'entendre dire. Même si c'est le dernier jour. Le dernier jour... Quand on en fait un cérémonial, on le ressent après comme un malaise. Bon, on remet ça à après le repas. Nous avons des choses à nous dire. Quelle idée de recevoir ce Burton un jour comme celui-là... Où vont coucher nos invités? A l'étage, je pense. Mon rendez-vous de la balançoire... - Mais peut-être que... - Un instant. Mais attends donc avec ta chambre! Ecoute une seconde, Kris. Voyons, qu'y a-t-il? Là-bas, dans le garage...
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- Qui c'est qui regarde? - C'est un cheval. - Non, je l'ai déjà vu... - Viens, viens. Il est gentil. Regarde comme il est beau... Vous devez me comprendre. Pour moi, si la solaristique est aujourd'hui dans l'impasse c'est à cause des excès de certaines imaginations irresponsables. Moi c'est la vérité qui m'intéresse, et vous, vous voulez me faire épouser vos vues personnelles. Je n'ai pas le droit de m'en remettre à des impulsions affectives. Je ne suis pas poète. Ma mission est très concrète: Ou bien cesser toutes les recherches et retirer la station de son orbite, ce qui mettrait officiellement le point final à toute cette aventure. Ou alors, prendre des mesures extrêmes, soumettre l'Océan à un rayonnement dur. - Tout ce que vous voulez, mais pas ça! - Pourquoi? Ne me demandez-vous pas de continuer à n'importe quel prix? Et détruire ce que nous ne sommes pas encore fichus de comprendre? Ne faites pas de moi un partisan du savoir quel qu'en soit le prix. La connaissance n'a de valeur que si elle s'appuie sur l'éthique. Vous savez, c'est une chose qui ne dépend que de l'homme.
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Souvenez-vous d'Hiroshima. Justement! Abstenez-vous de faire cette science-là. Etrange, quand même... Je ne vois rien d'étrange. Vous-même, vous ne me paraissez pas très sûr que ce que vous avancez n'était pas une hallucination. Je vous remercie. Je crois que nous n'avons plus rien à nous dire. - Qu'y a-t-il? - Rien. Je m'en vais! Tu t'en vas où? En fait de savant c'est un comptable. Nous sommes de vieux amis, mais ne parles pas de mon fils en ces termes. On se connaît depuis vingt ans. Un jour ou l'autre ça devait arriver. Et le petit, tu nous le laisses? Pourquoi l'as-tu ulcéré? Tu es trop dur. Des hommes comme toi, il ne faut pas les envoyer dans l'Espace. Tout est si fragile, là-bas... La Terre s'en accommode tant bien que mal, quoique cela lui ait déjà coûté pas mal de victimes. Serais-tu jaloux des fois, parce que c'est lui qui m'enterreras et pas toi? Il fut établi que l'Océan qui constitue Solaris a tout d'un immense cerveau. Puis on poussa l'hypothèse jusqu'à admettre que l'Océan serait une substance pensante bel et bien.
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Il y a pourtant des années que rien de décisif ne vient le confirmer. Ils parlent de Solaris. Les rangs des tenants de cette idée se sont fortement clairsemés. C'est avant tout le personnel dont le sort est lié à la station. Des 85 hommes qui travaillaient en orbite, il n'en reste que 3. Ce sont l'astrobiologiste Sartorius, le cybernéticien Snaut et le physiologiste Guibarian, lequel s'occupe du problème... J'appelle de la ville. Anna, laisse-moi, nous avons à parler. Oui, cette conversation idiote avec Kris, je ne lui ai pas dit le principal: Messenger, son intervention à la Commission. Il s'est intéressé à Fechner, le pilote qui a péri dans l'Océan. Il a su qu'il laissait un nourrisson et ne vivait plus avec sa femme. Avec Messenger nous sommes allés rendre visite à la veuve. Et j'ai pu voir le petit. Tu ne m'en as jamais parlé. Ça ne m'était pas venu à l'idée.
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Bon. Et alors? C'était la copie exacte du baigneur que j'ai vu sur Solaris. Sauf qu'il ne faisait pas quatre mètres. Il ne doit pas penser à tout ça à quelques heures du départ. Là-bas, par contre, ça lui fera des souvenirs. Pourquoi garder ces paperasses. J'ai dans ma chambre toutes celles auxquelles je tiens. Mes travaux de l'Ecole, un cours... Comment ça a pu se conserver? S'il t'arrive quelque chose, je veillerai à ce qu'on s'en occupe. On y pensera. Ne cherche pas le film avec le feu de bois. Je l'ai déjà pris. Oui, bien sûr... - Prêt, Kelvin? - Prêt! Tu n'as à t'inquiéter de rien! Fais un bon voyage! - Quand le départ? - Tu es déjà en route. Station Solaris! Faites quelque chose! Je crois que je suis déstabilisé. Ici Kelvin. Réception. Où êtes-vous tous? Vous avez de la visite! Docteur Snaut?
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Snaut? Je suis Kelvin, psychologue. A ce que je vois vous ne m'attendiez pas. Vous avez reçu le radiogramme? Oui, on l'a reçu. Bien sûr. Allons, qu'avez-vous? Pardon... Pardon... Où est Guibarian? Et Sartorius? Sartorius est dans son labo. Guibarian est mort. Comment ça, mort? Suicidé... Mais... Je connaissais Guibarian, je ne peux pas imaginer... Une profonde dépression. Ça datait du début de ces choses... Reposez-vous, allez prendre un bain. Occupez la chambre qu'il vous plaira. Je vous attends dans une heure. J'aurais voulu voir aussi Guibarian... Je veux dire Sartorius. Je pense qu'il ne vous ouvrira pas. Il est dans son labo. Bon, je vois bien qu'il se passe quelque chose de très grave ici... Docteur Kelvin... Vous comprenez... Non. Revenez dans une heure.
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Allez vous reposer. Nous sommes de nouveau trois. Avec Sartorius. Lui et moi, vous nous avez vus en photo. Si vous voyez des choses bizarres, qui ne soient ni moi, ni Sartorius, essayez de garder votre sang-froid. - Qu'est-ce que je verrai? - Le sais-je. Tout dépend de vous. - Des hallucinations? - Non... Mais n'oubliez pas un instant... - Je ne comprends pas. - Nous ne sommes pas sur la Terre. Venez plutôt me voir ce soir, cette nuit. Ou non, il vaut mieux demain matin! A.GUIBARIAN HOMME POUR K.KELVIN Bonjour, Kris. Il me reste un peu de temps et il faut que je t'informe de certaines choses... Et d'abord je dois t'avertir que... Tu sais déjà ce qui m'est arrivé. Si tu ne le sais pas, Snaut ou Sartorius te le diront. Ce qui m'est arrivé est d'ailleurs sans importance. Ou plutôt je ne saurais te le raconter.
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Je crains que ce ne soit qu'un début, cette histoire qui m'arrive ici... Je ne l'aurais pas voulu, mais la même chose peut t'arriver, et aux autres aussi. Sur cette planète, tout le monde y est probablement exposé... Ne crois surtout pas que j'aie perdu la raison. Chris, je suis sain d'esprit. Tu me connais. Si j'ai le temps de le faire, je t'expliquerai la raison de mon geste. Je te le dis pour que si cela t'arrive, tu dois savoir que ce n'est pas de la démence. Voilà le principal. Pour ce qui concerne la suite de nos travaux, j'aurai opté pour la proposition de Sartorius. Il faut bombarder le plasma de l'Océan aux rayons durs. La Commission nous l'interdit, mais je ne vois pas d'autre solution. Vous ne ferez que vous enfoncer davantage dans l'impasse. Le seul moyen il se peut de faire repartir les recherches. L'unique chance d'entrer en contact avec ce monstre.
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Je ne vois rien d'autre. Ah, si... Docteur Sartorius, c'est Kelvin! J'arrive il y a deux heures à peine. Comprenez-moi, je tombe ici comme un cheveu sur la soupe. Si vous n'ouvrez pas, je défonce la porte! C'est bon. Mais vous n'entrez pas. Je sors dans le hall. Je m'appelle Kelvin. Vous me connaissez par mes travaux. J'étais en équipe avec Guibarian. Je vous écoute. J'apprends que Guibarian... qu'il n'est plus. Par conséquent vous êtes au courant de cette histoire. Une histoire tragique. Je n'en sais pas grand chose, mais il est mort... La chose peu arriver à n'importe qui d'entre nous. C'est cependant sur la Terre qu'il nous a demandé de l'ensevelir. Est-ce que l'Espace est une mauvaise tombe pour lui? Il a voulu retourner à notre terreau et à nos bons vieux vers. Je voulais l'ignorer, mais Snaut a insisté. - Burton. Ce nom vous dit? - Le pilote qui... Tenta de retrouver Fechner. Fechner a fait une mort superbe, Guibarian, lui a eu la trouille.
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Evitons de lui jeter la pierre, maintenant qu'il n'est plus. Dans la situation présente c'est le devoir de vérité qui prime. - Devant qui? - La vérité. Vous ne la cherchez pas au bon endroit... Tenez. Votre pose est ridicule! Ce que vous pensez être du courage est parfaitement inhumain. Vous... Allez-vous-en. Vous êtes un émotif. Il faudra vous habituer. Tous mes souhaits. Je viens de voir Sartorius. Un type inquiétant, à mon avis. C'est un chercheur remarquable. J'avoue que je ne me sens pas dans mon assiette. Vous êtes en pleine forme, mais n'écoutez pas ce qu'on vous dit. Snaut, hormis nous 3, il y aurait quelqu'un d'autre à bord de la station? Vous avez vu? Vous m'aviez averti... contre quoi? - Qui avez-vous vu? - Un être humain? Est-elle réelle? Vous pouvez la toucher, la pincer? Oui? Quand l'avez-vous vue pour la dernière fois? Aujourd'hui? Et toi, tu es qui?
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Moins fort... - Comment est-elle arrivée ici? - Laisse-moi tranquille! Tu as peur... Ne t'inquiète pas, je ne te prends pas pour un fou. Un fou! Mon Dieu, tu ignores donc tout... La folie serait une délivrance! Mais écoute, Snaut... La situation est absurde. Ils ne me croiront jamais. Ils pensent que je suis devenu fou. C'est une chose insensée, mais je dois le faire. Snaut et Sartorius, ils vont venir... Ils ne comprennent pas où ils en sont. J'ai peur, Kris! Je ne peux pas... Personne ne pourra le comprendre... Guibarian, ouvre! Cesse de faire l'imbécile! C'est nous, Snaut et Sartorius! Nous voulons t'aider! Ils veulent m'aider. Un instant. Cessez de cogner! Je sais ce que je fais. Alors tu l'as vue aussi? Dis-toi bien que ce n'est pas de la démence. Ça participerait plutôt de la mauvaise conscience. Si tu savais comme je t'ai attendu...
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D'où viens-tu... Comme on est bien! Mais ce n'est pas... Comment as-tu su que je suis ici? Quoi, comment? Non, Kris, tu me chatouilles! Où sont donc mes souliers? Non... pas là. Qui est-ce? Kris, c'est moi... Sais-tu que... C'est drôle, l'impression d'avoir oublié quelque chose. Je n'arrive pas à comprendre... Tu m'aimes, n'est-ce pas? Pourquoi me poser cette question? Comme si tu ne le savais pas. Je sors un instant. Attends-moi ici. - Je vais avec toi. - Un instant, je te dis. Non. Mais pourquoi? Je ne sais pas... Je ne peux pas... Qu'est-ce que tu ne peux pas? Je crois que je dois toujours te voir... Ne te conduis pas comme un enfant. J'ai mon travail à faire, Harey! Je me conduis comme une idiote. Et toi aussi, une pelote de nerfs... On dirait Snaut. - On dirait qui? - On dirait Snaut.
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Snaut? Mais enfin, d'où est-ce que tu le?.. Bon, il faut que j'y aille! Viens, si tu y tiens tant. Comment veux-tu passer la combinaison avec ta robe... Veux-tu m'aider à la défaire. Pourquoi me regardes-tu comme ça?

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